Association

Jin Hua Taiji Quan

Association Jin Hua Taiji Quan

Style Cheng Man Ching

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Le coeur est calme,
L'esprit est attentif,

L'intention et le souffle s'unissent.

Taiji Quan style Cheng Man Ching

 

Le Taiji Quan (Tai Chi Chuan) est un Wushu (art martial) traditionnel issu de la tradition taoïste, influencé également par les tradition Bouddhiste et Confucianiste.

Cet art martial complet, voie vers le calme, l'équilibre, la douceur et la santé peut se pratiquer à tout âge.

Authentique voie de développement personnel et de transformation de soi, par la régulation du souffle interne Qi (Chi) le pratiquant parvient graduellement à une réelle et intime stabilité contribuant à évoluer vers une vie plus harmonieuse et sereine tout en étudiant et en développant ses aptitudes martiales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zhang San Feng

 

 

Un peu d'histoire

 

Le Taiji Quan  est le reflet et le résultat du long travail des siècles.

Son essence est profondément enracinée dans le respect des lois de la nature que la Chine, depuis des millénaires, applique dans ses philosophies religieuses (Confucianisme, Bouddhisme et Taoïsme) ainsi que dans sa médecine traditionnelle.

Sous un certain angle, le Taiji Quan s’apparente à l’art martial développé à partir du Vème siècle dans le temple de SHAOLIN.

À cette époque, l’arrivée du moine indien BODHIDARMA - DA MO en chinois - insuffla l’enseignement du développement énergétique associé à la pratique des arts martiaux afin de permettre aux moines de fortifier leur corps et ainsi produire une recherche contemplative et méditative plus efficace.

Rappelons que c’est à partir du temple de SHAOLIN que naquirent de nombreux arts martiaux tels que ce qu'on nomme Kung Fu et le Karaté au Japon.

Mais ces techniques utilisent avant tout l’énergie musculaire ou énergie externe à l’inverse du Tai Chi Chuan qui utilise et recherche essentiellement le développement de l’énergie interne. Le Taiji Quan nous vient d'un ermite taoïste, ZHANG SAN FENG  qui vécut au au XIIIème siècle. Déjà expert en arts martiaux, il fût  inspiré par un combat entre un serpent et une grue, et s'appliqua à associer la force spiralée et souple du reptile aux mouvements d'ouverture et de fermeture des ailes de l'oiseau dans ses techniques, donnant ainsi naissance au Taiji Quan.

 

 

 

Plus récemment l’histoire nous révèle le nom de CHEN CHANG XIN (1771 - 1852) descendant de la famille CHEN de Chen Jia Gou.

Il eut un élève illustre, YANG LU CHAN. Ce dernier fut à l’origine de la propagation du Taiji Quan jusqu’à nos jours et notamment fondateur du style YANG.

 

Actuellement, cinq styles majeurs sont pratiqués:

-Le style CHEN : le plus ancien, se caractérise par des alternances de mouvements souples et lents avec des mouvements rapides, explosifs.

-Le style YANG : mouvements souples et ininterrompus (cependant, ses applications martiales peuvent être travaillées de façon rapide et explosive)

-Le style WU ( WU YU XIANG ) : aux techniques souples et réduites.

-Le style WOO ou Hao ( WU CHIEN CHUAN ) : aux postures inclinées vers l’avant et aux mouvements de moyenne ampleur.

-Le style SUN : avec de petites postures, des mouvements agiles et plutôt rapides.

 

Dans notre école nous pratiquons le style Cheng Man Ching

issu du style Yang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maître Cheng Man Ching (Zheng Man Qing)

 

Biographie extraite de celle de Tam Gibbs, secrétaire particulier et traducteur de Cheng Man Ching:

 

Cheng Man Ching (Zheng Man Qing), né le 29 juillet 1901 à Yongjia en Chine et mort le 26 mars 1975 à Taiwan, est un maître de Taiji Quan (Taichi Chuan) d'une importance capitale dans l'histoire des arts martiaux chinois au 20ème siècle. Il reçut le titre honorifique de Maître des Cinq Excellences » pour ses connaissances et maîtrise en Taiji Quan, en médecine chinoise, en calligraphie, en peinture et en poésie. Il sut extraire l'essence de tous ces domaines qu'il pratiqua jusqu'à l'excellence pour conférer à son Taiji Quan, hérité de son maître le célèbre Yang Cheng Fu, une qualité de douceur, de pureté telle que son art devint non seulement un art martial supérieur, mais aussi un véhicule de transformation de soi.

 

Il s'employa toute sa vie à modeler l'art, afin de permettre aux pratiquants d'atteindre les plus hauts niveaux, qu'à y insuffler l'essence des enseignements taoïstes de cultivation de l'Énergie Interne.


En 1937, alors en charge du département des arts martiaux de la province du Hunan, il synthétise l’enchaînement de la forme en 37 pas (37 postures) à partir de la forme de Yang Cheng Fu (forme longue en 108 pas ou postures). Selon Cheng Man Ching, la forme originelle du Taiji Quan comportait seulement 13 postures, face au manque de persévérance des adeptes, elle fut allongée.

Il choisit donc de simplifier la forme longue en 108 mouvements apprise auprès de Yang Cheng Fu afin d'en intensifier la diffusion dans le but de renforcer la santé de ses compatriotes. Sa qualité de médecin associé au fait que lui-même s'est guéri d'une grave maladie pulmonaire, la tuberculose, grâce à sa pratique assidue, apporta beaucoup de crédit au livre de Yang Cheng Fu "Taijiquan Tiyong Quanshu" (The essence and applications of Taiji Quan) et notamment sur l'influence du Taiji Quan sur la santé.

 

À cette époque, certains maîtres de Taichi Chuan comme Wu Jian Quan et Yang Cheng Fu transformaient peu à peu le Taichi Chuan que leur avaient transmis leurs aïeux en une technique de santé accessible au plus grand nombre. Leur préoccupation majeure était d'apporter une meilleure santé au peuple chinois, c'est à partir de ce moment que le Taichi Chuan s'est largement développé, passant d'une technique martiale jalousement gardée à l'intérieur d'une famille à une technique de santé originale et adaptée à tous ou presque.
En 1946, il commence l'écriture de son premier livre « Chengzi Taichi Chuan shisan pian» (les treize traités de maître Cheng sur le Taichi Chuan) la publication ne sera faite qu'en 1950 à Taiwan à cause des événements de l'époque. Pour lui, son ouvrage se place dans la continuité du livre de Yang Cheng Fu, « Taichi Chuan Tiyong Chuan Shu », il s'associe ainsi au courant intellectuel chinois de la première moitié du 20ème siècle qui cherchait la renaissance du sentiment national face aux occidentaux et aux japonais. Dans ce livre, la forme en 37 pas est présentée comme une technique souveraine pour la santé, sa propension à vouloir diffuser plus largement le Taichi Chuan provient certainement de l'influence bénéfique de cette technique sur sa propre santé. Dans ce même livre, il précise et détaille le sens martial des gestes accompagnant les photos décrivant l'enchaînement, préservant ainsi la tradition martiale du Taichi Chuan.
En 1964, invité aux Etats-Unis au siège de l’O.N.U, il fit une remarquable démonstration de Taichi Chuan devant les membres de l’assemblée. Il fondera suite à cela, à New York, en 1965, le Centre pour la Culture et les Arts « Shr Jung » (l’école de Taichi Chuan) ouvert à tous ceux qui désiraient étudier. Il devint un pionnier du Taichi auprès des occidentaux qui, à cette époque, n'ont guère accès à cette pratique. Son deuxième ouvrage « Chengzi Taichi Chuan Zixiu Xinfa » (la nouvelle méthode d'apprentissage personnel du Taichi Chuan selon maître Cheng) est publié en 1966, fort de son expérience auprès de nombreux élèves, l'ouvrage se présente comme un manuel à la portée de tous permettant un apprentissage aisé de la forme en 37 pas. Au cours de ses dix dernières années, le Professeur Cheng effectua de nombreux voyages avec son épouse en Amérique et en Europe.
Cheng Man Ching reste aux E.U. jusqu'en 1974.
Après la cinquantaine, il s’était laissé pousser la barbe et prit le nom de « Man-jan » ou « L’Homme aux Favoris ». Et comme, même après ces soixante ans, il continuait d’étudier souvent toute la nuit sans fatigue, on lui donna également le nom de « L’Hôte de la Tour du Long Soir » (Le Professeur Cheng adopta ce nom d’écrivain à New York où il vécut dans un appartement d’un immeuble d’où il pouvait voir les gratte-ciel new- yorkais durant les longues soirées). Il s’appela également « Le Vieil Enfant qui ne se lasse jamais d’apprendre ». Un autre de ses noms d’écrivains était « L’Ermite de l’Encrier de Jade ».
En 1974, il retourna à Taiwan pour publier Yi Chuan (Commentaire sur le Livre des Changements) qui comporte plus de 100 000 caractères. Il relut personnellement les épreuves, et déclara à de proches amis, juste après la deuxième relecture : « Si je dois mourir, je n’aurai aucun regret. » .Tout le monde crut à une plaisanterie. Qui aurait pensé qu’à minuit, le 23 mars 1975, on le retrouverait la tête posée sur ses bras sur la table, comme s’il dormait ? Il ne devait jamais plus se réveiller. On l’envoya immédiatement à l’hôpital. À 2h15, le 26 mars, il quitta ce monde. Il était dans sa 75ème année.
Des funérailles nationales eurent lieu pour ce grand homme de Taichi et de peinture. Son enseignement rayonne toujours à Taiwan, en Asie du Sud-est (Malaisie, Singapour…), aux E.U, en Europe et même en Chine Populaire où Cheng Man Ching est reconnu désormais dans l'histoire officielle du Taichi Chuan.
Yien Chia Kan, le président de la République de Chine, écrivit un discours commémoratif pour le Professeur Cheng, « Je  n’aurai  jamais  pensé  que  le  premier  discours  d’hommage  que  je  dusse  écrire  fusse  pour  un  vieil  ami. »
Ses amis, ses proches et ses disciples disent qu’il avait l’allure d’un gentleman distingué avec un air cultivé qu’il était un homme honnête et intègre, et toujours fidèle à la droite ligne de conduite qu’il s’était fixé. Il n’hésitait ni ne faisait de compromis avec lui-même.
Le Professeur Cheng Man Ching reste dans la mémoire de tous comme le maître aux cinq excellences de par sa maîtrise de la calligraphie, la poésie, la peinture, la médecine et le Taichi Chuan. Il pouvait les unir comme s’il s’agissait de perles enfilées sur fil. Ce fil était le Tao. Parce qu’il avait étudié à fond les classiques et les sages, il avait pénétré les profondeurs des principes de la philosophie.
 
En 1937, alors en charge du département des arts martiaux de la province du Hunan, il crée l’enchaînement de la forme en 37 postures à partir de la forme de Yang Cheng Fu. Selon Cheng Man Ching, la forme originelle du Taichi Chuan comportait seulement 13 postures, face au manque de persévérance des adeptes, elle fut allongée. Il choisit donc de simplifier la forme longue en 108 mouvements apprise auprès de Yang Cheng Fu afin d'en intensifier la diffusion dans le but de renforcer la santé de ses compatriotes. Sa qualité de médecin associé au fait que lui aussi, se soit guéri d'une grave maladie pulmonaire, la tuberculose, grâce à sa pratique assidue du Taichi Chuan, apporta beaucoup de crédit au livre de Yang Cheng Fu et notamment sur l'influence du Taichi Chuan sur la santé.
À cette époque, certains maîtres de Taichi Chuan comme Wu Jian Quan et Yang Cheng Fu transformaient peu à peu le Taichi Chuan que leur avaient transmis leurs aïeux en une technique de santé accessible au plus grand nombre. Leur préoccupation majeure était d'apporter une meilleure santé au peuple chinois, c'est à partir de ce moment que le Taichi Chuan s'est largement développé, passant d'une technique martiale jalousement gardée à l'intérieur d'une famille à une technique de santé originale et adaptée à tous ou presque.
En 1946, il commence l'écriture de son premier livre « Chengzi Taichi Chuan shisan pian» (les treize traités de maître Cheng sur le Taichi Chuan) la publication ne sera faite qu'en 1950 à Taiwan à cause des événements de l'époque. Pour lui, son ouvrage se place dans la continuité du livre de Yang Cheng Fu, « Taichi Chuan Tiyong Chuan Shu », il s'associe ainsi au courant intellectuel chinois de la première moitié du 20ème siècle qui cherchait la renaissance du sentiment national face aux occidentaux et aux japonais. Dans ce livre, la forme en 37 pas est présentée comme une technique souveraine pour la santé, sa propension à vouloir diffuser plus largement le Taichi Chuan provient certainement de l'influence bénéfique de cette technique sur sa propre santé. Dans ce même livre, il précise et détaille le sens martial des gestes accompagnant les photos décrivant l'enchaînement, préservant ainsi la tradition martiale du Taichi Chuan.
En 1964, invité aux Etats-Unis au siège de l’O.N.U, il fit une remarquable démonstration de Taichi Chuan devant les membres de l’assemblée. Il fondera suite à cela, à New York, en 1965, le Centre pour la Culture et les Arts « Shr Jung » (l’école de Taichi Chuan) ouvert à tous ceux qui désiraient étudier. Il devint un pionnier du Taichi auprès des occidentaux qui, à cette époque, n'ont guère accès à cette pratique. Son deuxième ouvrage « Chengzi Taichi Chuan Zixiu Xinfa » (la nouvelle méthode d'apprentissage personnel du Taichi Chuan selon maître Cheng) est publié en 1966, fort de son expérience auprès de nombreux élèves, l'ouvrage se présente comme un manuel à la portée de tous permettant un apprentissage aisé de la forme en 37 pas. Au cours de ses dix dernières années, le Professeur Cheng effectua de nombreux voyages avec son épouse en Amérique et en Europe.
Cheng Man Ching reste aux E.U. jusqu'en 1974.
Après la cinquantaine, il s’était laissé pousser la barbe et prit le nom de « Man-jan » ou « L’Homme aux Favoris ». Et comme, même après ces soixante ans, il continuait d’étudier souvent toute la nuit sans fatigue, on lui donna également le nom de « L’Hôte de la Tour du Long Soir » (Le Professeur Cheng adopta ce nom d’écrivain à New York où il vécut dans un appartement d’un immeuble d’où il pouvait voir les gratte-ciel new- yorkais durant les longues soirées). Il s’appela également « Le Vieil Enfant qui ne se lasse jamais d’apprendre ». Un autre de ses noms d’écrivains était « L’Ermite de l’Encrier de Jade ».
En 1974, il retourna à Taiwan pour publier Yi Chuan (Commentaire sur le Livre des Changements) qui comporte plus de 100 000 caractères. Il relut personnellement les épreuves, et déclara à de proches amis, juste après la deuxième relecture : « Si je dois mourir, je n’aurai aucun regret. » .Tout le monde crut à une plaisanterie. Qui aurait pensé qu’à minuit, le 23 mars 1975, on le retrouverait la tête posée sur ses bras sur la table, comme s’il dormait ? Il ne devait jamais plus se réveiller. On l’envoya immédiatement à l’hôpital. À 2h15, le 26 mars, il quitta ce monde. Il était dans sa 75ème année.
Des funérailles nationales eurent lieu pour ce grand homme de Taichi et de peinture. Son enseignement rayonne toujours à Taiwan, en Asie du Sud-est (Malaisie, Singapour…), aux E.U, en Europe et même en Chine Populaire où Cheng Man Ching est reconnu désormais dans l'histoire officielle du Taichi Chuan.
Yien Chia Kan, le président de la République de Chine, écrivit un discours commémoratif pour le Professeur Cheng, « Je  n’aurai  jamais  pensé  que  le  premier  discours  d’hommage  que  je  dusse  écrire  fusse  pour  un  vieil  ami. »
Ses amis, ses proches et ses disciples disent qu’il avait l’allure d’un gentleman distingué avec un air cultivé qu’il était un homme honnête et intègre, et toujours fidèle à la droite ligne de conduite qu’il s’était fixé. Il n’hésitait ni ne faisait de compromis avec lui-même.
Le Professeur Cheng Man Ching reste dans la mémoire de tous comme le maître aux cinq excellences de par sa maîtrise de la calligraphie, la poésie, la peinture, la médecine et le Taichi Chuan. Il pouvait les unir comme s’il s’agissait de perles enfilées sur fil. Ce fil était le Tao. Parce qu’il avait étudié à fond les classiques et les sages, il avait pénétré les profondeurs des principes de la philosophie.

À cette époque, certains maîtres de Taiji Quan comme Wu Jian Quan et Yang Cheng Fu transformaient peu à peu le Taiji Quan que leur avaient transmis leurs aïeux en une technique de santé accessible au plus grand nombre.

Leur préoccupation majeure était d'apporter une meilleure santé au peuple chinois, c'est à partir de ce moment que le Taiji Quan s'est largement développé, passant d'une technique martiale jalousement gardée à l'intérieur d'une famille à une technique de santé originale et adaptée à tous ou presque.

 

En 1946, il commence l'écriture de son premier livre « Zhengzi Taijiquan Shisan Pian» (les treize traités du professeur Cheng sur le Taiji Quan) la publication ne sera faite qu'en 1950 à Taïwan à cause des événements de l'époque.

Pour lui, son ouvrage se place dans la continuité du livre de Yang Cheng Fu, « Taijiquan Tiyong Quanshu », il s'associe ainsi au courant intellectuel chinois de la première moitié du 20ème siècle qui cherchait la renaissance du sentiment national face aux occidentaux et aux japonais. Dans ce livre, la forme en 37 pas est présentée comme une technique souveraine pour la santé.

Sa propension à vouloir diffuser plus largement le Taiji Quan provient certainement de l'influence bénéfique de l'art martial sur sa propre santé. Dans ce même livre, il précise et détaille le sens des applications martiales des gestes illustrés de photos décrivant l'enchaînement, préservant ainsi l'essence et la tradition martiale du Taiji Quan.

 

En 1964, invité aux Etats-Unis au siège de l’O.N.U, il fit une remarquable démonstration de Taiji Quan devant les membres de l’assemblée.

Il fondera, suite à cela, à New York en 1965, le Centre pour la Culture et les Arts « Shr Jung » ouvert à tous ceux qui désiraient étudier.

Il devint un pionnier du Taiji auprès des occidentaux qui, à cette époque, n'ont guère accès à cette pratique.

Son deuxième ouvrage « Zhengzi Taijiquan Zixiu Xinfa » (la nouvelle méthode d'apprentissage personnel du Taiji Quan selon le professeur Cheng) est publié en 1966. Fort de son expérience auprès de nombreux élèves, l'ouvrage se présente comme un manuel à la portée de tous permettant un apprentissage aisé de la forme en 37 pas.

Au cours de ses dix dernières années, le Professeur Cheng effectua de nombreux voyages avec son épouse en Amérique et en Europe. Cheng Man Ching demeura aux E.U. jusqu'en 1974.

 

Après la cinquantaine, il s’était laissé pousser la barbe et prit le nom de « Man-jan » ou « L’Homme aux Favoris ».

Et comme, même après ces soixante ans, il continuait d’étudier souvent toute la nuit sans fatigue, on lui donna également le nom de « L’Hôte de la Tour du Long Soir » (Le Professeur Cheng adopta ce nom d’écrivain à New York où il vécut dans un appartement d’un immeuble d’où il pouvait voir les grattes-ciel newyorkais durant les longues soirées). Il s’appela également « Le Vieil Enfant qui ne se lasse jamais d’apprendre ».

Un autre de ses noms d’écrivain était « L’Ermite de l’Encrier de Jade ».

 

En 1974, il retourna à Taïwan pour publier Yi Quan (Commentaires sur le Livre des Changements) qui comporte plus de 100 000 caractères. Il relut personnellement les épreuves, et déclara à de proches amis, juste après la deuxième relecture : « Si je dois mourir, je n’aurai aucun regret. »

Tout le monde crut à une plaisanterie. Qui aurait pensé qu’à minuit, le 23 mars 1975, on le retrouverait la tête posée sur ses bras repliés, sur la table de son bureau, comme s’il dormait? Il ne devait jamais plus se réveiller. On l’envoya immédiatement à l’hôpital. À 2h15, le 26 mars, il quitta ce monde. Il était dans sa 75ème année.

 

Des funérailles nationales eurent lieu pour ce grand homme de Taiji, de médecine, de poésie, de calligraphie et de peinture.

Son enseignement rayonne toujours à Taïwan, en Asie du Sud-est (Malaisie, Singapour, Bruneï…), aux E.U, en Europe et maintenant en Chine Populaire où Cheng Man Ching est reconnu désormais dans l'histoire officielle du Taiji Quan. 

Yien Chia Kan, le président de la République de Chine (Taiwan), écrivit un discours commémoratif pour le Professeur Cheng, « Je n’aurai jamais pensé que le premier discours d’hommage que je dusse écrire fusse pour un vieil ami. »

Ses amis, ses proches et ses disciples disent qu’il avait l’allure d’un gentleman distingué, avec un air cultivé, qu’il était un homme honnête et intègre, et toujours fidèle à la droite ligne de conduite qu’il s’était fixé. Il n’hésitait ni ne faisait de compromis avec lui-même.

 

Le Professeur Cheng Man Ching reste dans la mémoire de tous comme le maître aux cinq excellences de par sa maîtrise de la calligraphie, la poésie, la peinture, la médecine et du Taiji Quan. Il pouvait les unir comme s’il s’agissait de perles enfilées sur un fil. Ce fil était le Tao. Parce qu’il avait étudié à fond les classiques et les sages, il avait pénétré les profondeurs des principes de la philosophie.

 

 

La pratique

 

Le Taiji Quan se pratique dans une recherche de relâchement globale et de détente.

Les mouvements sont continus, tranquilles et sans tension.

Corps et Esprit indissociés, la conscience étant reliée et unie au mouvement.

L'énergie interne, le Qi (Chi), ainsi régulée, imprègne le corps en douceur, conférant rapidement une sensation de bien être.

Le Taiji Quan présente également nombre d'exercices avec un partenaire où l'essentiel réside dans une compréhension

profonde de l'énergie du partenaire et en retour de sa propre énergie.

 

 

 

L'enseignement

 

Nous étudions :

-La Forme courte en 37 pas

-La forme longue style Cheng Man Ching (108  pas)

-La forme longue style Yang 85 pas ( de Zhao Youbin)

-La forme rapide ou explosive (Kwai Taiji Quan)

 

-les pratiques en duo:

-Tui Shou

-Dalu

-San Shou

 

-les armes traditionnelles:

-L'épée (Taiji Jian)

-Le sabre (Taiji Dao)

-La bâton (Taiji Gun)

 

et :

-Daoyin Qi Gong

-Méditation Taoïste

 

Notre Lignée

 

Chang San Feng

Chen Chang Xin

Yang Lu Chan

Yang Jien Hou

Yang Cheng Fu

Cheng Man Ching

Chu Hong Bing

William Nelson

Jean-Richard Grondin

 

 

 

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